grande question,me diriez vous…

j’ai retrouvé des notes que j’avais prises lors d’un débat il y a quelques mois présidé par des scientifiques.(eh oui,je n’invente pas…)

pour résumer,il existe plusieurs causes possibles appelées forçages naturels et forçages anthropogènes.(pas d’inquiètude,c’est simple à comprendre…)

-forçages naturels:

Cycles de milankovitch

-volcanisme

-cycles solaires

-circulations océanique

-forçages anthropogènes:

-l’effet de serre

Les cycles de Milankovitch:(causes des grandes glaciations)

La cause la plus probable, qui explique une certaine cyclicité dans les périodes glaciaires et interglaciaires, réside dans les changements des paramètres astronomiques de la Terre

– Changements de l’orbite autour du soleil
– Précession astronomique
– Changements de l’écliptique

Les travaux du mathématicien serbe Milutin Milankovitch (1941) confirmés par l’astronome belge André Berger, le paléoclimatologue américain John Imbrie et le mathématicien J.Laskar mettent en évidence que la variation de la position de la Terre sur son orbite induit des variations climatiques majeures :

la variation d’excentricité : selon une périodicité de l’ordre de 100 000 ans, l’ellipse formée par l’orbite terrestre s’excentre d’environ 18 millions de km, ce qui modifie la distance de la Terre au soleil. De nos jours, l’excentricité de l’orbite terrestre fait que la Terre se trouve plus près du Soleil en décembre qu’en juillet.

2) variation de l’obliquité de l’axe des pôles : actuellement, l’axe des pôles forme un angle de 23°27′ avec la perpendiculaire. Cet angle varie de 22 à 24.5° tous les 41 000 ans environ. Lorsque l’inclinaison de l’axe de la Terre est maximale, les rayons du soleil peinent à atteindre les hautes latitudes en hiver et inversement en été : les étés sont chauds et les hivers rigoureux, « ce qui correspond aux climats interglaciaires avec peu de glaces aux hautes latitudes sur les continents. Inversement, une diminution d’inclinaison correspond à des étés moins chauds et à des hivers moins froids, configuration qui cependant permet le développement des calottes glaciaires continentales. » (J-C. Duplessy, directeur de recherche au CNRS, 2003).

3) la précession des équinoxes : l’axe des pôles décrit un cône autour de la perpendiculaire au plan de l’écliptique selon un cycle principal de 23 000 ans et un cycle mineur de 19 000 ans. Ainsi, le moment où le pôle Nord pointe vers le Soleil ne correspond pas toujours à la même position de la Terre sur son orbite. Il y a 11 000 ans, la Terre était au périhélie au solstice d’été d’où des glaciations en hiver car la Terre se retrouvait en aphélie (donc au plus loin du soleil).

D’un côté, cela va influer sur l’indication du Pôle Nord céleste (quelle étoile nous indique le nord). D’un autre côté, cela influe sur ce que l’on appelle la précession des équinoxes…

Modifications de l’energie solaire dans les cycles de milankovitch:

Ces changements des paramètres orbitaux ont des périodicités de 23 000, 40 000 et 100 000 ans environ (respectivement pour la précession des équinoxes, la variation de l’obliquité de l’axe des pôles et la variation d’excentricité)

• Ils s’accompagnent de fluctuations de l’énergie solaire interceptée par la Terre
Des conditions de températures propices à la formation de glaciers sont ainsi réunies.

volcanisme:

Une grande éruption volcanique (Pinatubo, Mt. St. Helens, Et El Chichon) injecte des millions de tonnes de poussières et d’aérosols aqueux trop fins dans l’atmosphère
•    Celles-ci font partiellement écran à l’énergie solaire pendant quelques années, refroidissant l’atmosphère (0,1 – 0,4 °C)
La composition chimique de l’air peut être modifiée en ce qui concerne certains gaz tels que le dioxyde de carbone ou le méthane.

Les Aérosols(gaz) empêchent le rayonnement solaire de pénétrer dans l’atmosphère et réchauffer notre planète.

cycles solaires:

L’énergie qui nous vient du soleil fluctue légèrement en fonction du nombre de tâches solaires présentes sur le soleil. Les taches solaires sont des régions plus sombres et moins chaudes du Soleil (4 200 K au lieu de 5 800 K). Elles sont souvent le lieu d’explosions gigantesques appelées éruptions solaires. L’intensité de l’activité solaire y est donc liée.

Les taches représentent des zones de températures plus basses que la température moyenne de la surface, mais aussi de magnétisme beaucoup plus fort
• 2500 fois plus intense que le champ magnétique terrestre
Plus le nombre de taches est élevé, plus l’irradiance solaire est importante
Cycles de l’activité des taches: 11, 22 et 240 ans.

Une première reconstruction de l’activité solaire du dernier millénaire a été publiée par Ilya Usoskin et al. en 2003, à l’aide du 10Be (graphique ci-dessous extrait de Usoskin 2003). Les auteurs soulignent dans ce papier que « la période de forte activité solaire des 60 dernières années est unique à travers les 1150 années étudiées ».

courants océaniques:

Le système océanique fonctionne comme l’un des plus importants modulateurs du climat
Des perturbations des courants océaniques peuvent à court terme engendrer de grands changements climatiques
Une coupure de la formation des eaux profondes aurait des répercussions sur toute la circulation océanique et par conséquent agirait sur l’atmosphère à travers les échanges entre l’océan et l’air sus-jacent.

Tectonique des plaques et Courants océaniques:

Deux chercheurs de l’Université de Floride sont parvenus à dater à 41 millions d’années (fin de l’Éocène moyen), l’ouverture du passage de Drake (bras de mer formant communication entre le Pacifique sud et l’Atlantique sud). L’ouverture du passage de Drake a contribué à bouleverser la donne climatique dans le secteur antarctique, en créant les conditions pour la formation du courant circumpolaire. Ce dernier isole le continent austral de tout apport d’eaux chaudes et est considéré comme l’une des causes de son englacement, durablement acquis depuis 34 millions d’années après l’ouverture d’une seconde communication avec le Pacifique au niveau de la Tasmanie.
Selon les auteurs, l’ouverture du passage de Drake a en outre favorisé un régime d’upwelling (remontée d’eaux froides riches en nutriments). La plus grande production biologique qui en a résulté aurait accentué le refroidissement global et la glaciation antarctique, par pompage de gaz carbonique et diminution de l’effet de serre.
Ce pompage biologique aurait été l’un des facteurs de réduction du CO2 atmosphérique dont les concentrations atteignaient environ 1000 ppm (soit près de 3 fois les niveaux actuels) dans la seconde moitié de l’Éocène.

enfin,l’effet de serre.


cette image résume bien celui-ci.

j’espère que vous aurez apprecié cet article,j’ai essayé de simplifier au maximum.

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