En ces périodes de grands froids,toutes les régions de france utilisent le sel d’épandage pour degeler les routes.

Mais,un probléme se pose: a t il des effets sur l’environnement?

Des données indiquent que les sels de voirie ont, localement, des effets nocifs sur les eaux souterraines, la flore et la faune après exposition.

On a observé que les algues et la faune benthique sont particulièrement sensibles aux fluctuations des concentrations de l’ion chlorure et qu’il en résulte une diminution des populations de poissons.

L’exposition des humains aux sels de voirie résulte principalement de la contamination de l’eau de puits situés en bordure des routes, dont la concentration de chlorure et en sodium peut augmenter au point d’altérer le goût de l’eau.

On ne considère cependant pas ces ions comme toxiques aux humains.

differents produits:

 

Le chlorure de sodium, qui est formé (en % de la masse) d’environ 40 % de sodium et 60 % de chlore, est le principal sel utilisé comme fondant.
Des éléments en traces, y compris des métaux en traces, peuvent constituer jusqu’à 5 % du poids total du sel. Les substances qui peuvent être présentes sont le phosphore (14-26 mg/L), le soufre (6,78-4 200 mg/L), l’azote (6,78-4 200 mg/L), le cuivre (0,14 mg/L) et le zinc (0,02-0,68 mg/L) (MDOT, 1993).

Le chlorure de calcium (en % de la masse, 36 % calcium et 64 % chlore) est le deuxième sel de voirie le plus utilisé et il est également le principal abat-poussière chimique en usage.

Le chlorure de calcium liquide est surtout appliqué sur les routes de gravier pour consolider les agrégats et réduire la poussière. Il est également utilisé comme agent de pré-mouillage du sel et du sable pour l’entretien des routes en hiver et sert à stabiliser les mélanges de base après leur pulvérisation sur les routes.

De ces trois utilisations, le contrôle de la poussière représente environ 97 % de l’utilisation totale (Morin et Perchanok, 2000). Les quantités de chlorure de calcium utilisées pour l’entretien des routes en hiver pourraient toutefois augmenter, car divers organismes commencent à faire l’essai des techniques de pré-mouillage.

Bien qu’on ne le recommande pas pour réduire la poussière sur les routes, le chlorure de magnésium (en % de la masse, 26 % magnésium et 74 % chlore) est un abat-poussière de remplacement utilisé sur les piles de matériel, l’accotement des routes ou les bassins servant au transfert de matériel (MEEO, 1993). À partir des données fournies par l’industrie, Morin et Perchanok (2000) ont estimé qu’entre 25 000 et 35 000 tonnes de chlorure de magnésium sont utilisées chaque année au Canada pour le déglaçage des routes.

Le chlorure de potassium (en % de la masse, 52% potassium et 48% chlore) est peu utilisé comme fondant, mais des résidus miniers de potasse contenant entre 0,5 et 2 % de chlorure de potassium (le reste étant surtout du chlorure de sodium) sont épandus sur certaines routes  comme agents de déglaçage (ICE, 1997).

La saumure extraite des champs pétrolifères est un abat-poussière classique, qui se compose de calcium, de magnésium, de sodium et de chlorure. On obtient cette saumure de l’eau de gisement produite durant l’exploration pétrolière.

 

 

 

Effets et conclusions des études:

2 millions de tonnes de sels de voirie qui contiennent des sels inorganiques de chlorure avec ou sans sels de ferrocyanure sont utilisés.

La presque totalité de ces sels se retrouve dans l’environnement, que ce soit à la suite de leur épandage sur le réseau routier ou de pertes provenant des entrepôts de sels ou des lieux d’élimination de la neige.

Le dernier rapport a défini les situations où les concentrations dans l’environnement sont supérieures ou comparables aux concentrations ayant des effets nocifs sur les propriétés physiques des sols ou des cours d’eau, ou sur les organismes associés à des habitats dulcicoles et terrestres. 

La contamination locale et régionale des eaux souterraines peut donner lieu, parfois après plusieurs années ou décennies, à de fortes concentrations de chlorure, y compris à des concentrations supérieures aux valeurs de toxicité aiguë et chronique pour les organismes présents dans les sources d’eau.

Dans les eaux de surface associées à des routes ou des lieux d’entreposage, des épisodes de salinité ont été observés durant l’hiver et au printemps dans certains cours d’eau urbains, ces taux se situant dans l’intervalle des valeurs de toxicité aiguë mesurées en laboratoire.

Les relevés faisant état de niveaux d’exposition plus faibles, variant d’un taux se rapprochant des niveaux de toxicité chronique calculés en laboratoire à des taux légèrement supérieurs aux taux de salinité de fond, sont plus fréquents et plus répandus.

Certains changements mesurables dans le biote ou les communautés aquatiques, ou les deux, ont été observés en laboratoire et sur le terrain à ces concentrations plus faibles, y compris des effets possibles sur la stratification des lacs.

L’augmentation des charges de sels dans les sols peut modifier les propriétés essentielles au maintien d’un sol en santé.

Un certain nombre d’études sur le terrain font état de dommages à la végétation et de modifications dans la structure de la phytocénose, dans les régions perturbées par les sels de voirie sous l’effet du ruissellement ou de la dispersion atmosphérique.

En outre, des taux élevés de sodium et de chlorure dans le sol, ou l’exposition atmosphérique au sodium et au chlorure, ont souvent été rapportés, à des niveaux ayant un impact sur la croissance, la reproduction et la survie d’espèces végétales sensibles qui poussent le long des routes et des cours d’eau qui reçoivent les eaux de ruissellement des routes et des lieux d’entreposage des sels de voirie.

Des effets comportementaux et toxicologiques ont aussi été observés chez des mammifères et des oiseaux exposés aux sels de voirie, effets qui peuvent aussi se répercuter sur l’habitat de la faune en réduisant le couvert végétal ou en modifiant les communautés dont la faune dépend pour se nourrir ou s’abriter.

Comme les ferrocyanures peuvent se dissocier dans l’environnement pour former du cyanure, certains organismes aquatiques pourraient subir les effets nocifs du cyanure dans les régions où l’on fait un grand usage des sels de voirie.

alternatives:

Il faut limiter le salage aux routes présentant une forte pente (supérieure à 5), aux trottoirs et aux passages piétons. 

il faut choisir de déneiger (au moyen d’un mélange sel/sable de façon à diminuer l’usage du sel de déneigement) uniquement les voies de transit empruntées par les lignes de transport en commun, selon leur déclivité, et les zones piétonnes et de rencontre, de façon à inciter les habitants à privilégier les modes de circulation alternatifs à la voiture. Le but est d’aider le plus de personnes à se déplacer dans ces conditions particulières et d’éviter les encombrements sur les routes et les risques d’accidents qu’ils représentent.

création de bassin de rétention pour diminuer le taux de salinité avant rejet dans le milieu.

améliorations techniques des machines pour optimiser l’épandage(il y a du boulot…)

diminution du dosage du sel, test de mélanges alternatifs comme le mélange sel/sucre.

Vous aurez compris,il est temps de changer notre façon d’agir…

AIMONS LA,RESPECTONS LA!!!

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