Un petit rappel quand meme.

Ecosystème fragile caractéristique des littoraux tropicaux. Les mangroves, principalement constituées de palétuviers (possédant des racines échasses) sont situées dans la zone de balancement des marées, elles sont très utiles pour la protection des terres et pour l’accroissement de la production piscicole (crevettes et poissons).

Les mangroves poussent dans le sol boueux où l’ eau est saumâtre et peu profonde, et ou l’humidité prédomine.

Les marais salés et les herbes poussent également dans ces hinterlands saumâtres.

Dans cet espace, ces habitats côtiers sont reconnus pour leur beauté naturelle et leur capacité à filtrer la pollution, pour la présence de poissons locaux et pour leur role de protection contre les tempêtes.

Moins connue est leur capacité à séquestrer de grandes quantités de carbone jusqu’à cinq fois supérieures à celles stockées dans les forêts tropicales.

Surnommés «carbone bleu» en raison de l’ environnement, ces puits de carbone sous-évalués  commencent à attirer l’attention des spécialistes climatiques et  de la conservation.

À ce jour, les ravages de l’homme ont détruit plus de 35% des mangroves, 30% des herbiers marins et plus de 20% des marais salants.

« Carbone bleu est une source d’émissions qui n’a pas été abordée par la communauté climatique et crée donc une opportunité pour réduire les émissions», explique Roger Ullman, directeur général de la Fiducie pour la conservation de Linden, à New York.

« Ces écosystèmes fabuleux … ne représentent pas une étendue très vaste de territoire, tout en fournissant des services d’une importance capitale pour l’humanité mais ils sont détruits trois ou quatre fois plus vite que les  forêts tropicales. »

Les émissions proviennent de la destruction des nombreuses zones humides…

Au cours des 100 dernières années, 1.800 kilomètres carrés de terres humides ont été drainées, émettant deux gigatonnes de CO2 qui ont été accumulées dans les plantes et les sols pendant des milliers d’années.

Entre 10 millions et 15 millions de tonnes de CO2 continuent d’être libérées du Delta Sacramento chaque année, un montant équivalant à environ 3% du total des émissions de gaz à effet de serre de la Californie.

À l’échelle mondiale, la destruction des zones humides côtières pourraient etre responsables d’une augmentation de 1 à 3% des pollutions.

Les gestionnaires des terres, les agriculteurs et les autres n’hesitent pas à transformer ces paysages aquatiques, ce qui les transforment en surfaces génératrices de revenus, comme une culture de crevettes ou de riz.

Les marchés du carbone, avec leurs crédits de carbone au prix de vente entre 15 e à 20 e la tonne, pourraient offrir une alternative.

Les frais encourageraient la conservation des terres, ce qui empêcherait la libération de carbone dans l’atmosphère, et les marchés seraient  les récompenser pour l’atténuation des effets sur le changement climatique.

Le principal espoir pour la conservation de ces habitats côtiers réside dans une adéquation entre  l’économie et la science.

La première étape consiste à reconnaître l’importance des bassins de carbone côtiers comme un outil important pour atténuer les changements climatiques, affirme Stephen Crooks, un expert des zones humides qui est gestionnaire du programme sur le changement climatique de l’ESA PWA, une société de conseil basée à San Francisco.

Cela serait particulièrement utile dans le Triangle de corail (une zone océanique entre l’Asie du Sud et nord de l’Australie qui englobe l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, le Timor oriental, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon) ainsi que le Bangladesh, l’Indonésie et la Chine, où les habitats côtiers sont détruits à un rythme alarmant.

Les entreprises pourraient aussi faire des efforts pour lancer le plan social respectueux de l’environnement des projets d’habitats côtiers au nom de la protection du climat.

IL S’AGIT LA D’UNE AUTRE HISTOIRE……


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