Les scientifiques ont longtemps prédit que la modification des températures et des précipitations due au changement climatique mondial va perturber les cultures les plus importantes  dans le monde: le riz, le soja,le blé et le maïs.

Une nouvelle étude conclut que les effets commencent déjà à se faire sentir.

« Concernant deux cultures, le maïs  et le blé, il a été effectivement observé une baisse des rendements, en prenant en compte le réchauffement que nous avons observé au cours des 30 dernières années », explique Wolfram Schlenker, qui enseigne l’économie de l’environnement à l’Université Columbia. Il est co-auteur de l’étude, ainsi que David Lobell et Justin Costa-Roberts à l’Université Stanford.

Pour le riz et le soja, les baisses dans certains endroits ont été compensées par une hausse de productivité  ailleurs dans le monde, il n’y a donc pas de changement global. Mais ils ont bien constaté  un changement pour le blé et le maïs.

Les pertes causées par le réchauffement à ce jour sont encore plus infimes que les gains réalisés.

« Nous ne disons pas que les rendements ont baissé » dit Schlenker.

« Ce que nous affirmons, c’est que les rendements sont inférieurs à ceux qu’ils auraient du etre  sans le facteur du rechauffement climatique.

Les rendements sont toujours à la hausse au cours des 30 dernières années. »

L’étude est publiée en ligne par le magazine Science.

Il montre que ces cultures ont baissé d’environ 5% par rapport à ce qu’elles auraient été en l’absence de réchauffement.

Cela semble infime, jusqu’à ce que l’on considère que, globalement, ces cultures possédent une valeur d’environ un billion de dollars par an.

5% d’un billion de dollars représente 50 milliards de dollars , ce qui je pense est considérable, dit Schlenker.

Si la planète se réchauffe dans les prochaines décennies(sans acun doute pour ma part…), la perte de 5% aujourd’hui pourrait facilement atteindre les 20%.

Nous pouvons nous attendre à voir des prix plus élevés qui vont causer des problèmes dans le monde entier.

Et la plupart de ces problèmes vont toucher des personnes qui ne peuvent se le permettre.

La nouvelle étude a constaté que les effets du réchauffement n’ont pas été ressentis uniformément à travers le monde.

« La seule grande exception est les États-Unis »,déclare Schlenker.

Et comme  l’Amérique ne s’est pas réchauffée, les producteurs de céréales américains ont eu de la chance. Le Professeur Gene Takle de l’Iowa State University affirme que les agriculteurs du Midwest ont plutôt traité le problème avec une tendance à long terme.

Les agriculteurs ont très bien réussi à s’adapter au changement climatique.

Par contre,ce qui est grave,c’est qu’ils ont du employer des pesticides pour parer à l’humidité….