Cette année, la saison des ouragans en Atlantique sera « supérieure à la normale », avec 12 à 18 tempêtes, due en partie  à des températures océaniques anormalement chaudes, a déclaré la National Oceanic and Atmospheric Administration récemment.

6 à 10 de ces tempêtes sont susceptibles d’atteindre le stade d’ouragan, a indiqué l’agence dans ses prévisions (tempetes) pour la saison 2011, qui commence le 1 er Juin  et se termine le 1 novembre. Les prévisionnistes s’attendent à ce que trois à six de ces tempêtes deviennent des ouragans majeurs avec des vents atteignant 170 KMS par heure ou plus.

« L’ère des ouragans de l’Atlantique dans lequel nous sommes entrés en 1995 se poursuit », dixit l’ administrateur Jane Lubchenco.

« Durant cette période, les conditions dans les océans et l’atmosphère ont causé un plus grand nombre de tempêtes et des ouragans plus puissants. »

Cette année, les prévisionnistes s’attendent à une augmentation de chaleur supérieure à la moyenne dans l’océan Atlantique tropical et l’influence persistante de La Niña conduira à un niveau élevé de l’activité orageuse.

Les eaux de surface de la région sont de 2 degrés F plus chaudes que la moyenne en cette période de l’année, offrant un potentiel supplèmentaire à des tempêtes en développement.

Pendant ce temps, le courant de La Niña  qui devrait rester en place jusqu’au début de l’été  réduit le cisaillement du vent qui peut entraver le développement des ouragans.

L’agence NOAA avait demandé 910 millions de dollars cette année pour sa branche Polar Satellite System (JPSS), qui fournira des données pour les prévisions météorologiques, les opérations de recherche et de sauvetage et de recherche sur le changement climatique.

Mais le Congrès a approuvé seulement $ 382 000 000 pour le programme.

NOAA indique qu’elle a assez d’argent pour lancer le premier satellite JPSS en Octobre.

Mais l’agence affirme que le déficit budgétaire de cette année forcera celle ci à retarder le lancement de l’orbiteur du deuxième programme de 14 à 18 mois, au-delà de la durée de vie prévue du premier satellite.

« Les satellites sont un must en matière de détection et de suivi du climat tropical. Ne pas posséder ces satellites  pourrait être catastrophique », a déclaré Lubchenco.

«Les satellites de la NOAA favorisent les prévisions des ouragans en fournissant des données météorologiques sur de vastes zones où nous n’avons pas d’autres moyens d’information. »

Une lacune dans la couverture par satellite pourrait mettre en péril tout, de l’agriculture à la sécurité de l’aviation, l’industrie du pétrole et du gaz, aux feux de forêt,opérations  de sauvetage…