Près de 200 tortues de Kemp (Lepidochelys kempii), vertes (Chelonia mydas) et la caouanne  (Caretta caretta) se sont échouées le long des côtes en Louisiane, au Mississippi et en Alabama, en avril, la plupart des décès ont eu lieus en un mois.

 

100 tortues vertes ont été également retrouvés mortes sur la côte de l’Uruguay dans les trois premiers mois de cette année.

Le dernier lot de tortues est décédé à cause de l’ingestion de détritus, principalement en plastique.

DRAMATIQUE…

 

 

 

Les pollutions et la pêche constituent des facteurs irreversibles quant à la survie des espèces.

Les tortues de Kemp, qui vivent principalement dans le golfe du Mexique, sont en voie de disparition.

L’ US National Park (Service scientifique de Donna Shaver) a enregistré 192 nids  sur la côte du Texas (95% des nids sont dans le nord du Mexique, où un niveau record de 12 143 nids a été observé en 2006).

Les tortues vertes, également en voie de disparition aux États-Unis,sont en nombre variable dans les eaux tropicales et subtropicales( entre 30 degrés nord et 30 degrés de latitude sud), avec une estimation de 200 à 1100 nids chaque année en Floride.

 

 

 

Les 4 autres espèces de tortues marines,la luth, la tortue imbriquée, la tortue olivâtre et la Flatback sont répertoriées comme en danger ou menacées, et les 3 premières espèces se trouvent également dans les eaux américaines.

 

Les tortues de mer meurent de noyades ou de blessures quand elles sont prises sur des crochets, empêtrées dans une ligne de pêche ou piégées dans les filets fixes ou des chaluts.

Le National Marine Fisheries Service estime que la peche  commerciale de la crevette dans le golfe du Mexique a été responsable de la mort de  5365 tortues en 2009.

Et  la pêche au chalut responsable de la disparition d’une moyenne de 770 tortues de mer chaque année, affirme Elizabeth Wilson, une scientifique de la faune marine à l’Oceana.

 

 

De plus,les tortues qui échappent aux hameçons,aux filets et aux lignes sont confrontées au risque d’ingestion ou d’enchevêtrement dans les débris de plastique flottant à la surface de la mer ou en eau profonde.

Les plastiques échoués ou laissés sur les plages peuvent géner la nidification et l’éclosion des oeufs.

 

Dans le Pacifique Nord, les scientifiques ont mesuré les particules de plastique,représentant jusqu’à 6 fois le volume en poids de zooplancton.

Les plastiques ingérés sont également présents dans la plupart des organismes marins, où ils peuvent causer des blessures, des carences nutritionnelles et la mort, principalement en bloquant leurs voies intestinales, sort de beaucoup de ces tortues en Uruguay.

 

Les plastiques peuvent devenir un problème avant même qu’ils ne soient ingérés.

Ils contiennent des produits chimiques potentiellement toxiques tels que le nonylphénol et le bisphénol A (BPA),vous les connaissez déja sans aucun doute…

 

Les particules de plastique agissent comme des pseudo-plancton.

 

Ces menaces pour les tortues sont connues depuis des décennies…

 

 

Les solutions sont relativement claires et simples, notamment en réduisant les plastiques à usage unique,au nettoyage des débris et en favorisant des techniques de peche plus sures pour la sécurité des tortues.

Pourtant,les politiques et les professionnels connaissent bien ces problèmes et les actions efficaces pour y remedier,mais rien n’est fait…. pas étonnant selon moi…. l’argent demeure le nerf de la guerre…. comme d’habitude….

 

 

Les organisations cherchent pourtant à mener l’action devant les tribunaux.

En avril, la CDB, l’Oceana et Turtle Island Restoration Network (TIRN) ont poursuivi le gouvernement américain, demandant plus de 110 KMS  carrés d’eaux réservés au large de la côte Ouest  pour les tortues luths.

En Juin,les parties ont négocié un acte qui fixerait une nouvelle échéance pour la désignation de la zone protégée.

Même si la désignation est faite, les restrictions sur les pratiques de pêche ne seront pas nécessairement suivies.

 

La communauté scientifique paie les habitants du Costa Rica 2 $ l’heure pour enlever les plastiques du récif et  cherche plus de financement pour les payer plus.

En France,les tortues de mer sont protégées.

 

VOUS L’AUREZ COMPRIS,CE N’EST PAS GAGNE…. LA SURVIE DES TORTUES MARINES NECESSITENT DES EFFORTS DES HUMAINS POUR EVITER LEUR EXTINCTION….

 

Vidéo sur l’exemple du Bénin ici.