Mehangindini, dans le Nord de l’Inde, à 11 kilomètres de la ville sacrée de Varanasi.

C’est ici que s’est installée Coca-Cola en 2007, l’une des plus grandes usines de soft-drinks du continent indien. Pendant la saison sèche, lorsque l’usine tourne à plein régime, 600 bouteilles de 0,3 litres de coca sont remplies à la minute.

Cette seule usine consomme un demi milliard de litres d‘eau potable par an, dans une région où la température peut atteindre 47° à l’ombre.

Une région autrefois prospère, riche de riz et de blé.

Autour de l’usine et dans le village, les puits se sont taris, les champs ne sont plus irrigués, les cultures ne poussent plus. Les gigantesques installations de pompage du site de l’usine ont réduit la nappe phréatique à son niveau le plus bas.

Plus de 20 villages sont concernés et des centaines de milliers de gens craignent de manquer d’eau potable. Toutes les castes sont touchées par cette pénurie d’eau, des riches fermiers aux paysans traditionnels.

Même si la plus haute juridiction en Inde a donné raison aux paysans bafoués, le groupe Coca-Cola a ouvert un nouveau site dans le Tamil Nadu…

A titre de compensation pour les pertes agricoles, la pollution aquatique et la santé, pour la période allant de 1999 à 2004, le gouvernement réclame 2,16 milliards de roupies (47 M USD).

L’état du Kerala,site touristique de premier choix en Inde, a (ENFIN)adopté une loi qui pourrait rendre l’entreprise responsable  à hauteur de 57,3 millions de dollars  de part ses activités.

Un tribunal spécial aura le pouvoir de statuer sur les demandes de ceux qui ont souffert des conséquences néfastes dues aux opérations de l’usine.


COCA COLA nie évidemment les faits qui lui sont reprochés….