Les coraux se meurent pour différentes raisons, dont celle-ci : une lutte acharnée avec des algues qui n’hésitent pas à leur transmettre des maladies. Une véritable guerre bactériologique sous-marine !

 

Pour Tim McClanahan, un zoologiste étudiant la pêche, ce qui s’est passé au Kenya au cours du printemps 1998 a constitué un avertissement.

 

 

Entre Mars et Juillet de cette année, des températures océaniques  de 1 à 2 degrés Celsius au-dessus de la normale ont été observées pour le printemps et l’été.

El Niño  a coïncidé avec la phase chaude d’un autre événement météorologique d’une zone cyclique.

Ceci s’est avéré être un désastre à « petit feu ».

La moitié des coraux de la région ont blanchi et sont morts.

Certains ont subi une perte de 90%.

« Le blanchiment et l’extinction ont mis environ six mois, mais la plupart des récifs n’ont pas été encore aujourd’hui retrouvés, 14 ans après l’événement », a déclaré McClanahan, un employé de la Wildlife Conservation Society.

Il a passé plus de 20 ans à travailler le long des côtes sud-est du Kenya.

Il a fallu 4 ans avant que les scientifiques puissent définitivement constater des déclins dramatiques chez 3 espèces de poissons communément pêchées pour la consommation.

Le décalage et les résultats dévastateurs font réfléchir sur le potentiel du changement climatique à endommager les économies des collectivités qui, traditionnellement, dépendent du poisson à manger et du poisson à vendre.

« C’est un domaine qui est très suffisamment étudié, je pense », a déclaré Edward Allison, chercheur à l’Université de l’école East Anglia sur le développement international.

« Le reste de l’agriculture oublie parfois  la pêche, et le secteur de la pêche a été un peu plus lent que les autres à réaliser la gravité potentielle des impacts du changement climatique. »

 

Déjà, il est évident que tant que l’océan se réchauffe, de nombreux stocks de poissons commerciaux se déplacent vers les pôles à la recherche d’eaux plus froides.

La hausse des températures océaniques a déclenché des épisodes de blanchissement de coraux qui ont causé des dégâts considérables aux récifs de la planète, qui servent d’habitat pour de nombreuses espèces.

Comme la production mondiale de dioxyde de carbone a augmenté, les océans ont absorbé de plus en plus de chaleur des gaz de piégeage, laissant l’eau de mer  30% plus acide de ce qu’elle était avant que la révolution industrielle ait commencée.

 

 

 

Finalement, l’acidification des océans pourrait brouiller les écosystèmes océaniques en les rendant plus difficiles pour les espéces de la mer comme les huîtres, le corail et le plancton,les rendant plus vulnérables face aux prédateurs.

 

Mais les experts affirment que les conséquences de ces changements pour la pêche sont incertaines, bien que beaucoup de personnes croient que le changement climatique finira par séparer les espèces de poissons, la pêche et les communautés humaines qui en dépendent.

Lorsque les chercheurs, au WorldFish Center, basé en Malaisie on tenté de classer les pays de part leur vulnérabilité de leurs pêches face au changement climatique, la Gambie arrive en tête de liste ,et les 10 premières nations étaient africaines.

 

CE QUI CONSTITUE PAR LA MEME OCCASION UNE PERTE ENORME DANS LEURS REVENUS FINANCIERS…

 

Des pays comme la Sierra Leone, le Niger et la République démocratique du Congo sont déjà confrontés à un taux «extrêmement alarmant» de famine, selon l’International Food Policy Research Institute.

Le changement climatique devrait réduire les rendements des cultures de base comme le maïs et le riz de 20% d’ici à 2050, la perte de la pêche pourrait se révéler dévastatrice.

 

ILS N’ONT PAS FINI DE SOUFFRIR……